Le réseau « Matu » ou l’effervescence avant les vendanges

Le suivi de la maturation des raisins en Champagne a vu le jour en 1955 mais c’est depuis 30 ans qu’il s’est particulièrement étoffé. Le Comité Champagne met, en effet, à contribution des bénévoles volontaires, vignerons ou opérateurs de Maisons ou Coopératives, afin de...

...réaliser prélèvements, pressurages des raisins et analyses des moûts permettant, entre autres, de déterminer les dates de vendanges communales.

 

Tout est très orchestré ! Les préleveurs sont conviés à une réunion, avant la saison de prélèvements où la soude et le bleu de bromothymol leur permettant de doser l’acidité totale leurs sont confiés.

 

Ensuite, dès le feu vert lancé, en général 4 semaines avant les vendanges, les prélèvements sont faits tous les lundis et jeudis. Ce sont près de 325 préleveurs qui arpentent les vignes et prélèvent des grappes sur 580 parcelles réparties sur toute l’aire d’appellation.

Etat sanitaire, taux de véraison et poids des grappes – très utiles pour affiner les estimations de rendements !- sont renseignés en plus des résultats de densité et de dosage de l’acidité totale.

Le comportement des cépages, les cinétiques de maturation des parcelles, communes et petites régions sont soigneusement étudiés. Il est possible de dessiner peu à peu les caractéristiques du millésime à venir.

Le « réseau matu » est un outil qui permet d’ouvrir l’œil à une période où les vignes sont un peu moins visitées et dont la Champagne n’est pas peu fière. Dans un futur proche, il va encore s’enrichir pour cerner encore plus finement les évolutions aux échelles communale et intra-communale.


Par Julie Perry, oenologue, responsable de projets Pôle technique et environnement Comité Champagne


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